The fine game of Nil

Se noyer sur la plage de l’océan du temps, le visage enfoui dans l’écume des souvenirs.

Nos sentiments : une caverne de diamant, joyaux durs, joyaux coupants, joyaux qui blessent délicieusement la délicatesse de nos carapaces. Et les couleurs, comme un tourbillon de notes parsemées ci et là dans la brume d’un coeur en tempête… Des sourires qui machent et des lèvres qui fuient. Des soupirs qui étouffent et des larmes qui brûlent.

Encore et encore : ce piano qui pleut, ces cuivres qui grincent et ce violon qui s’emballe, refrain de pierre qui écorche le ventre! Trouver un courant et se laisser porter a rebours, s’ennuyer frénétiquement, comme a dessein, et la solitude chérie et détestée dans le même mouvement de perte.

Le “sans” de la vie, la direction de rien : c’est un tout.

J’ai trouvé un noeud palpitant au creux de mon ventre… une boule de vie qui s’agite et convulse, créant courants et marées, météores et tempête…